Liens sociaux

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. Au Canada, 92 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin, alors que la moyenne s’établit à 88 % dans les pays de l’OCDE. La différence entre hommes et femmes est de 1 point de pourcentage, puisque le pourcentage s’établit à 91 % au sein de la population masculine et à 92 % au sein de la population féminine. Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. Les individus socialement isolés ont du mal à s’insérer en tant qu’acteurs de la société et à combler leurs aspirations personnelles.





Santé

L’espérance de vie s’est largement améliorée dans la majorité des pays membres au cours des dernières décennies, grâce à de meilleures conditions de vie, aux actions menées dans le domaine de la santé publique et aux progrès de la médecine. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 82 ans au Canada, soit près de deux ans de plus que la moyenne OCDE de 80 ans. L’espérance de vie des femmes est de 84 ans, contre 79 ans pour les hommes. Cet écart entre les genres de cinq années est équivalant à l’écart moyen au sein de l’OCDE, où en moyenne l’espérance de vie est de 82 ans pour les femmes et de 77 ans pour les hommes.

Une espérance de vie plus longue est généralement associée à des dépenses de santé unitaires plus élevées, même si bien d’autres facteurs tels que le niveau de vie, le mode de vie, l’éducation et les facteurs environnementaux jouent un rôle. À la question « Êtes-vous en bonne santé? », 89 % des canadiens répondent “oui”, beaucoup plus élevé que le pourcentage moyen de 68 % dans l’ensemble de l’OCDE et l’un des scores les plus élevé parmi les pays membres. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé. Le sexe, l’âge et le statut social peuvent influer sur la réponse donnée. Si l’on prend la moyenne des pays de l’OCDE, les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes, puisqu’ils sont 70 % à le faire, contre 66 % des femmes. Au Canada, il y a aucune différence entre les genres. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. Environ 79 % des adultes parmi les 20 % les plus modestes se déclaraient en « bonne » santé, en « très bonne » santé ou en « excellente » santé, contre environ 95 % des adultes parmi les 20 % les plus aisés.

Dans l’Ontario, la plus grande province du Canada, les autorités contrôlent la qualité des soins de longue durée (SLD). Elles s’intéressant à l’accessibilité, l’efficacité, la sécurité et l’adéquation des ressources. L’accès aux soins est mesuré par le temps d’attente pour une place en maison de retraite et le pourcentage d’individus obtenant une place dans l’établissement correspondant à leur premier choix. L’efficacité est évaluée par un ensemble d’indicateurs de résultats en termes de santé, comme le pourcentage de bénéficiaires de SLD présentant une aggravation de leurs symptômes de dépression. La sécurité est présentée par le nombre de bénéficiaires de SLD auxquels on a prescrit un médicament qui devrait être évité, et le pourcentage de bénéficiaires de SLD ayant commencé un traitement (par exemple des antipsychotiques) sans raison évidente. L’adéquation des ressources est mesurée en évaluant les dépenses en pourcentage du PIB.

Sécurité

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et inclut le risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) constitue un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides au Canada est de 1.7 pour 100 000 habitants, soit légèrement plus bas que le taux moyen de l’OCDE, de 4.0. Le taux d’homicides est de 2.5 pour les hommes, contre 0.8 pour les femmes.

Le sentiment d’insécurité constitue un autre facteur d’importance car il peut contraindre à certains comportements, empiéter sur la liberté et menacer les fondements de la société. En dépit d’un recul généralisé des atteintes à la personne au cours des cinq dernières années, le sentiment d’être en sécurité a reculé dans de nombreux pays de l’OCDE. Près de 76 % des personnes interrogées au Canada déclarent se sentir en sécurité en marchant seules, la nuit, dans les rues, un chiffre supérieur à la moyenne de 69 % de l’OCDE. Cependant, si les hommes sont davantage exposés aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité que les hommes. Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables.